Zoom sur les parcours les plus populaires (et pourquoi ils plaisent aux débutants)
Saint-Léonard-des-Bois – Fresnay-sur-Sarthe : l’incontournable pour passer un cap
C’est LE parcours des offices de tourisme. Pour cause : mis à part deux ou trois canards râleurs, rien ne vient perturber la navigation. La rivière ici s’élargit juste ce qu’il faut. Les rives offrent ombre, petites plages d’herbe, et l’arrivée dans Fresnay, avec ses maisons à colombage qui semblent guetter le retour des pêcheurs, a un petit goût de vacances d’autrefois. Pas besoin d’être sportif : la descente s’effectue en douceur, et plusieurs sorties sont possibles en cas de petite panique. En juillet-août, il n’est pas rare de croiser des familles pique-niquant sur les aires aménagées (source : Office de Tourisme des Alpes Mancelles).
La boucle de Saint-Céneri-le-Gérei : pagayer au pays des peintres
Le bonus de ce parcours, c’est l’alliance parfaite entre nature préservée et patrimoine. Saint-Céneri, ce n’est pas pour rien que les impressionnistes y traînaient leur chevalet… En canoë, le village et ses reflets font un décor de film. Boucle parfaite pour tester la résistance du postérieur sur un siège en plastique, sans peur de ne pas retrouver sa voiture : départ et arrivée au même point.
À noter : la navigation est encadrée quand on loue sur place, et la profondeur de l’eau ne dépasse rarement les 1m50, ce qui rassure les petits moussaillons.
L’escapade à Levarey, le “Petit Canada” local
Sans exagérer, ce petit bout de Sarthe a des airs de rivière lointaine : troncs couchés, nénuphars et silence de cathédrale. Le parcours n’a rien de technique, mais donne un avant-goût d’aventure, idéal pour ceux qui veulent frissonner tout doux. Prudence cependant : si le niveau d’eau est très bas en été, certains passages demandent de tirer un peu l’embarcation. C’est bon pour les mollets, et ça fait de l’anecdote à raconter autour du barbecue.